Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 08:14

Intervenant dans le cadre de la présentation par la présidence suédoise de l'Union européenne, mercredi 15 juillet, Marielle de Sarnez, députée européenne du Mouvement Démocrate, a rappelé les deux principales questions qu'aurait à traiter la présidence suédoise : "la première, c'est la question de la crise. Tout le monde le sait, nous avons besoin d'une réponse cohérente et commune à la crise économique et sociale et donc d'un plan de relance européen pour porter des investissements durables et pour soutenir l'emploi". La vice-présidente du groupe "Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe" a ajouté "l'Europe doit vraiment se montrer aujourd'hui plus attentive, plus proche de nos concitoyens dans les difficultés qu'ils traversent. Elle doit aider davantage ceux qui sont frappés par la crise. De ce point de vue-là, il y a urgence !"

 


Puis Marielle de Sarnez a soulevé la deuxième question, celle du nouveau modèle de développement qui doit émerger à l'issue de la crise. Marielle de Sarnez défend "un modèle plus sobre, plus juste et plus durable, qui mette la finance au service de l'économie réelle ; qui développe de nouvelles formes de solidarité entre Européens ; qui prenne en compte les enjeux sociaux et environnementaux dans les échanges internationaux ; et qui réforme en profondeur nos relations avec les pays les plus pauvres de la planète, je pense notamment à l'Afrique".
 
Enfin, Marielle de Sarnez a rappelé l'exigence démocratique liée au processus de ratification du traité de Lisbonne : "il y a des différences très importantes entre le traité de Nice et le traité de Lisbonne concernant ce processus de désignation : majorité simple d'un côté, majorité qualifiée de l'autre ; désignation d'un côté, proposition de l'autre ; nombre de commissaires qui diverge selon l'un ou l'autre des Traités. Je vous demande vraiment que soient respectés l'esprit et la lettre des Traités". "C'est de votre responsabilité. Ceci est très important pour la crédibilité de nos institutions" a-t-elle ajouté.

   

Par beauvois bruno
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 09:13

Le procès Fofana est terminé et je pense que les peines sont normales au regard des responsabilités et de notre code pénal.

Il faut rappeler que seul Fofana a commis le crime, les autres inculpés ont participé et collaboré à l’enlèvement et la séquestration.

Les condamnations sont fortes, le maximum prévu par la loi pour Fofana , pour ses complices de l’enlèvement (aucun n’a participé au meurtre) ils ont été condamnés entre 9 et 18 ans de prison.

Alors quelles sont les critiques :

Ø      Le huit clos, il est l’application du droit. Il faut peut-être modifier la loi mais pour l’heure, nous sommes un état de droit et la loi s’applique.

Ø      Les peines, Fofana a été condamné au maximum prévu par la loi, notre code pénal ne prévoit pas de peine maximum

Ø      Les complices principaux ont été condamnés entre 9 et 18 ans, c’est une condamnation classique pour un enlèvement.

 

Que la famille Halimi trouve les peines trop faibles s’est normale et humain, par contre les attaques d’associations communautaristes me choquent.

 

Aucune association laïque antiraciste n’a critiqué ce procès, les critiques viennent d’associations communautaristes.

 

Il est à rappeler que ces mêmes associations pendant l’intervention d’Israël à Gaza soutenaient entièrement l’action de l’armée israélienne. Or si une intervention armée contre l’organisation terroriste du hamas pouvait se justifier, la forme prise avec le massacre de civil constitue un crime de guerre.

 

On ne peut pas en même temps au nom de la lutte contre le racisme critiquer le jugement du procès Fofana et fermer les yeux sur des crimes de guerre.

 

Nous sommes dans un état de droit laïc, les tribunaux rendent la justice pas la vengeance, je ne souhaite pas que le ministère public cède aux pressions d’association communautariste.

 

Par contre j’espère que dans 22 ans, lorsque les avocats de Fofana demanderont sa mise en liberté, les magistrats examineront son cas avec la plus grande vigilance. Car cet homme n’a pas commis qu’un crime, les faits montrent qu’il a commis un crime raciste assimilable à un crime contre l’humanité imprescriptible en droit.

Par beauvois bruno
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 21:17

Corinne Lepage, députée européenne, vice-présidente du Mouvement Démocrate et chargée des commissions, a apporté jeudi 9 juillet son soutien aux « Refondateurs ».

En effet, la mobilisation prolongée de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche témoigne du malaise profond de l'Université face à la politique proposée par le gouvernement. Dans cette situation, le Mouvement Démocrate avait proposé en mai dernier la tenue d'états généraux de l'Université et de la Recherche, organisés conjointement par l'ensemble des communautés concernées et le gouvernement. Il s'agit d'identifier les priorités d'actions, de prendre le temps nécessaire pour élaborer des propositions et de donner au politique la possibilité de proposer des réformes en accord avec la communauté universitaire.

La démarche engagée par les « Refondateurs », et l'appel lancé dans le journal « Le Monde » le 9 juillet vont dans ce sens. La proposition d'élaboration d'une charte collective de l'Université, permettant de définir un consensus dans la communauté universitaire sur la place et les missions de l'Université, les cursus d'enseignement et la gouvernance de l'Université, correspond aux priorités affichées du Mouvement Démocrate pour résoudre une crise qui n'a que trop duré.

Le Mouvement Démocrate propose d’organiser à l’automne 2009 une rencontre, confiée à un coordinateur indépendant, réunissant les Refondateurs et les organisations et partis politiques intéressés. Son objectif sera de définir ensemble une mise en place concrète des recommandations de la communauté universitaire. Le gouvernement est invité à créer rapidement une cellule de dialogue pour prendre enfin en compte ces recommandations qui concernent directement l’avenir du pays.

Par beauvois bruno
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 21:31
Le Président du Mouvement Démocrate, François Bayrou, a annoncé mercredi 8 juillet qu'il votait la motion de censure contre le gouvernement, un geste qu'il a qualifié de "signal d'alarme" face au niveau de l'endettement public.

"Je ne peux pas dire que c'était une motion de censure enthousiasmante mais j'ai décidé de la voter pour une seule raison : un Etat qui multiplie les dettes méritait un signal d'alarme", a-t-il affirmé.

"Les jeunes Français seraient en droit de faire un procès" aux dirigeants pour "non assistance" devant cet "incroyable dérapage organisé" des finances publiques, a conclu François Bayrou.
Par beauvois bruno
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /2009 08:04

Le Conseil National du Mouvement Démocrate s'est tenu ce samedi 4 juillet de 09h30 à 13h30 sous la présidence de François Bayrou.

L'ordre du jour portait sur l'état des lieux du Mouvement Démocrate au lendemain des élections européennes et la préparation des prochaines échéances régionales.

Les débats ont donné lieu au relevé des décisions suivantes : (Lire la suite)


Les 9 décisions adoptées

1). Élargissement du Bureau Exécutif avec des responsables de terrain élus et non élus, qui sera effectué dans la semaine du 11 juillet ;

2). Création d’une équipe de secrétaires nationaux thématiques, chacun ayant la responsabilité d’une commission nationale ;

3). Création d’un groupe d’adhérents auprès du Bureau Exécutif pour contribuer au règlement des questions d’organisation interne ;

4). Renforcement du « droit à la médiation » défini au sein des statuts du Mouvement Démocrate par la création d’un groupe de médiateurs nationaux à disposition des 95 mouvements départementaux démocrates ;

5). Tenue d’un Congrès programmatique à l’automne ;

6). Mise en place d’un groupe de travail permanent sur la stratégie et la communication ;

7). Mise en place d’un groupe de coordination des stratégies numériques ;

8). Publication de l’ordre du jour du Bureau Exécutif hebdomadaire et du relevé de décisions afférent ;

9). Ouverture de la réflexion sur les modalités d’implication des adhérents au Mouvement Démocrate à la désignation des candidats aux élections régionales, et sur les modalités d’association de la société civile.

Par beauvois bruno
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 21:50

Les lecteurs assidus de mon blog savent que fin 2007 les comptes de la ville de Château-Thierry affichaient :

Ø      Le record de l’Aisne de la pression fiscale, première place grâce à notre ancien maire (qui ne payait pas d’impôts locaux à Château-Thierry habitant le petit château d’Essomes sur marne)

Ø      Un niveau d’endettement supérieur à la moyenne des villes de taille identique à la notre.

Ø      Un niveau de dépenses de fonctionnement supérieur à la moyenne.

 

En conclusion, des chiffres qui reflètent une gestion financière mauvaise.

 

Mais je pense en avoir découvert l’origine.

 

Je vous donne copie d’un écrit de l’ancien maire en janvier 2008 :

 

« Entre 2001 et 2006, l'évolution moyenne des taux fixés par le conseil municipal représente une augmentation de 3,27 % dont 42% sont la conséquence de l'augmentation des bases relevant de la loi de finances votée chaque année par le Parlement.


En 2007, il n'y a pas eu d’augmentation du taux des impôts, ce qui ramène la moyenne entre 2001 et 2007 à 2,77%. »

 

Je vous donne les chiffres réels de la taxe d’habitation :

Ø      En 2001 le taux de taxe d’habitation déterminé par la ville est de 15,32 %.

Ø      En 2007 le taux de taxe d’habitation déterminé par la ville est de 18,04 %.

Soit une augmentation des taux de 17,75 %. Je rappelle  le calcul de progression.

 (Valeur d’arrivée –Valeur d’origine)/Valeur d’origine  X 100

             (18,04 % - 15,32 %)/ 15,32 % X 100 = 17,75 %

 

En fait notre ancien maire a confondu, mélangé les notions d’augmentation en pourcentage et en point, et nous comprenons  mieux maintenant la situation financière de la ville fin 2007.

 

C’est difficile de faire de la gestion quand on ne sait pas calculer un pourcentage !

Par beauvois bruno
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 21:14

Le Mouvement Démocrate s'oppose énergiquement à tout élargissement des autorisations d'ouverture des commerces le dimanche. Dans un contexte de crise économique majeure, cela ne peut qu'aboutir à des transferts d'achats mais en aucune manière à augmenter la consommation et à dynamiser l'économie.

Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate et spécialiste reconnu des questions de consommation et de commerce a déclaré : « Toutes les études démontrent que ce sont les grands commerces des zones périphériques et les chaînes qui seront les bénéficiaires du transfert d'activité et cela au détriment des petits commerçants et de l'activité des centres villes et des quartiers. Or, à tranches de chiffre d'affaires identiques, les grands commerces emploient moins de salariés et en faisant davantage appel au temps partiels que les commerçants indépendants et de centre ville. Par ailleurs, accepter une dérogation de plus conduira forcément à des demandes de dérogations nouvelles dans quelques mois de la part des commerçants d'autres zones qui se sentiront lésés. C'est ainsi que cela se produit depuis des années.»

Les Français ont raison d’être hostiles à cette mesure qui accroît la pression marchande et qui banalise le dimanche, journée qu’il est important de réserver à des activités de loisirs, de pratique sportive, de vie associative ou de rencontres familiales et amicales. Qui peut croire que face à la pression qu’exerce la montée dramatique du chômage, les salariés amenés à travailler le dimanche le fassent sur le principe du volontariat ?

Par beauvois bruno
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /2009 22:20

Suite au scrutin européen du 7 juin dernier, quelques 200 cadres et élus du Mouvement Démocrate se sont réunis à huis clos, samedi 4 juillet, à Paris pour tirer les leçons et tracer des perspectives d'avenir.

Après quatre heures de débat, les élus du mouvement, réunies derrière François Bayrou, ont présenté à la presse les décisions adoptées pour relancer le mouvement avant les régionales de mars 2010.

Le Président du Mouvement Démocrate a ainsi annoncé la tenue à l'automne d'un congrès programmatique, des réformes internes et l'ébauche d'une stratégie pour les régionales de 2010. (Lire la suite)


François Bayrou entend se situer "au-dessus de la mêlée", "moins dans les affrontements que dans des visions à long terme". Il entend aussi proposer un projet politique "compréhensible" et répondant aux préoccupations des Français. "Un grand congrès programmatique, de projets et d'idées", sera organisé pour cela à l'automne, a-t-il annoncé.

"C'était un débat comme je les aime où la parole était libre. Des décisions ont été prises, j'ai l'impression d'avoir été entendue", s'est aussi félicitée Corinne Lepage, députée européenne, vice-présidente du Mouvement Démocrate.

Le député européen, Jean-Luc Bennahmias, a évoqué, pour sa part, une nécessaire "thérapie de groupe".

"Il n'y a pas eu de contestation de la ligne du MoDem ou de François Bayrou", a assuré Eric Azière, responsable des fédérations et élections.

"C'est un exercice utile et salutaire. Le MoDem est un parti qui a 18 mois d'existence et le temps était venu de renforcer ses fondations", a estimé Marielle de Sarnez, députée européenne et vice présidente du Mouvement Démocrate.

Concernant les élections européennes, le Président du Mouvement Démocrate assume n'avoir pas su résister "au chaudron de la politique politicienne".

"Ce qu'il y a eu de trop conflictuel dans la campagne, à partir de (mon) affrontement supposé avec Nicolas Sarkozy jusqu'au moment de l'altercation avec (Daniel) Cohn-Bendit, n'a pas été en cohérence avec ce que les Français souhaitent", a reconnu François Bayrou.

Concernant les régionales, le Président du Mouvement Démocrate a indiqué que son mouvement adopterait une "stratégie cohérente au niveau national et pas une stratégie différente dans chaque région".

"Nous allons y réfléchir à partir de notre université de rentrée (du 4 au 6 septembre, NdM) et décider de cette stratégie avec l'ensemble de nos mouvements départementaux", a précisé François Bayrou.

"On aura une orientation nationale pour les 22 régions et pas, comme aux municipales, une stratégie à géométrie variable qui avait été mal comprise par les électeurs et par l'opinion", a déclaré Eric Azière.

"Nous avons décidé en même temps de mettre en place une réflexion sur une désignation directe des candidats par les militants et peut-être, plus largement, par les militants et les sympathisants du Mouvement Démocrate", a indiqué François Bayrou.

"Tout le monde a convenu que c'était extrêmement difficile. Mais en même temps, il nous semble qu'il est temps que tous ceux qui appartiennent à cette formation politique soient partie prenante de la désignation de ceux qui les représenteront", a-t-il ajouté.

François Bayrou a précisé que les "règles de cette organisation" seraient décidées lors de l'Université de rentrée à la Grande Motte (Hérault), en essayant "d'éviter les erreurs des autres formations politiques".

Eric Azière a évoqué, pour sa part, une "stratégie de rassemblement", évoquant une ouverture à des personnalités de la société civile, à des responsables associatifs ou syndicaux.

François Bayrou a conclu que le Conseil National avait manifesté "un très grand mouvement en faveur de l'autonomie dans toutes les régions".

Par beauvois bruno
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 09:20

Je suis arrivé au MODEM par la gauche républicaine, origine que j’assume et même revendique. Mais si j’ai rejoint le centrisme c’est justement parce que je suis avant tout un républicain.

 

J’ai toujours été marqué par les grands crimes commis au nom des idéologies de droite ( Hitler) et de gauche (Mao et Staline), je ne pouvais donc me retrouver dans un dogme.

 

Le républicanisme n’est un dogme mais une philosophie, un nouvel humanisme. Dans le républicanisme, il n’y a pas d’absolu mais tout est relatif : « Suit celui qui cherche la vérité, fuit celui qui a trouvé la vérité ».

 

La république repose sur un triptyque Liberté, Egalité et Fraternité, ce triptyque doit être la base d’un rassemblement, d’une union autour du centre de ces valeurs.

 

Liberté, Egalité, Fraternité ou le centre de l’union.

 

Tentons déjà de définir chacun de ces termes :

 

Liberté : La liberté est la faculté d'agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle est définie :

  • positivement : autonomie et spontanéité du sujet rationnel ; les comportements humains volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres.

La Déclaration des droits de l'homme de 1793 la définit ainsi : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. »

 

Egalité : L'égalité désigne un rapport de mesures semblables entre deux éléments distincts en fonction d'une ou plusieurs propriétés communes.

Le sens semble se préciser au XV siècles par la « relation entre deux choses ne présentant aucune différence de grandeur, de qualité »

Selon la déclaration des droits de l'homme de 1795 : « L'égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. L'égalité n'admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoirs. ».

 

Fraternité : La fraternité est l'expression du lien moral qui unit une fratrie. Au sens commun, cette notion désigne un lien de solidarité et d'amitié entre les humains. Troisième élément de la devise de la République, la fraternité est ainsi définie dans la Déclaration des droits et devoirs du citoyen figurant en tête de la Constitution de l'an III (1795) : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît ; faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir ».

Pendant la Révolution française, « la fraternité avait pleine vocation à embrasser tous ceux qui, français ou étrangers, luttaient pour l’avènement ou le maintien de la liberté et de l’égalité »[].

Selon Paul Thibaud, philosophe et ancien directeur de la revue Esprit[2], « Autant la liberté et l'égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d'autrui. C'est donc un mot d'ordre moral. »

Mais poussez à leur extrême, ou mal interprété  chacun de ces termes contient en lui-même les germes de la mort et de la destruction !! Je m’explique.

La liberté portée à son extrême, c’est le libéralisme en économie, et la loi du plus fort dans la société. Au nom de la liberté laissons tout faire, aucune contrainte, chacune étant libre de faire ce qu’il veut. Le libéralisme prône la non-intervention de l’état, la liberté totale des entreprises. Mais sans l’état point de norme, de règlement, de droit du travail, c’est la loi du dominant sur le dominé.

Alors bien sur vous allez me rétorquer que : être libre, c'est contour­ner ses déterminations pour leur échapper. Mais cela, alors, dans la mesure où les autres les assument. Mais hélas cette dernière condition, le libéralisme libertaire se donne la suprême liberté de ne pas la dire et même de ne pas la savoir. 

 

L’égalité oui, mais l’égalitarisme ! L'égalitarisme n'est pas autre chose qu'une révolte contre la nature : il est "injuste" qu'un autre soit plus beau, plus grand, plus jeune, plus intelligent ou plus riche que moi. Le droit à la différence est vu comme un faux droit. C'est la nature qui est jugée injuste, et la société des hommes devrait réparer toute "injustice", si besoin (et il est impossible que ce soit autrement) par la coercition et la violence. L’égalitarisme a enfanté les expériences communismes avec leurs échecs cuisants et leurs victimes.

La fraternité, oui mais entre nous, et vive le communautarisme. Car qu’est ce que le communautarisme sinon qu’une forme exacerbée et réductrice de la fraternité. Le communautarisme est un mouvement de pensée qui fait de la communauté (ethnique, religieuse, culturelle, sociale, politique, mystique, sportive…) une valeur aussi importante, sinon plus que les valeurs universelles de liberté, d'égalité.

Pour ses défenseurs, aucune perspective n'existe en dehors de la communauté et il est impossible de se détacher de son histoire et de sa culture. La communauté précède alors l'individu et rend la recherche de l'idéal partagé plus importante que la défense de la liberté individuelle. Pour eux, l'Etat - ou l'autorité, pour les communautés plus petites -, ne peut être neutre ou laïc en matière de choix culturels, religieux ou de morale. Les valeurs qui servent de référence sont essentiellement traditionnelles, construites sur un passé mythique ou idéalisé.

Dans les formes les plus aiguës du communautarisme, le monde est manichéen. Il y a les bons, (ceux qui font partie de la communauté, qui sont de vrais frères) et les méchants (les autres). Nous sommes frères entre nous à l’exclusion de tous les autres.

On peut avoir et défendre une interprétation partielle de la liberté, de l’égalité et de la fraternité mais associée ensembles, la liberté, égalité et la fraternité ne peuvent souffrir d’une interprétation incomplète. Certes dans leur acception la liberté égalité et la fraternité se suffisent à elles-mêmes mais elles offrent seules toutes des failles. Seules elles peuvent être l’objet d’interprétation  mais unies elles ne peuvent définire que l’idéal républicain. Ensemble la liberté, l’égalité et la fraternité lient les hommes, ces 3 notions constituent le ciment de l’humanité, le centre de l’union universelle.

Le centre peut se définir comme un Lieu où des actions, des activités convergent, sont dominantes.

Et l’union peut se définir comme  une Liaison intime, relation étroite entre deux ou plusieurs personnes ou choses de façon à former un tout.

Une société ou une république où les principes d’égalité, de liberté et de fraternité seraient appliqué ne peut être qu’uni, être un idéal.

C’est notre idéal, idéal que nous recherchons  comme les chevaliers de la table ronde recherchaient le graal. A une différence près le Graal est d’essence divine, l’homme reçoit la lumière d’une conception de l’esprit appelée dieu, nous nous recevons la lumière de l’homme et de nous même, de l’humanisme.

Combien de nous, ont par fatigue lassitude négligé la fraternité, ignoré pour des petits avantages personnels l’égalité, fermé les yeux sur des atteintes aux libertés individuelles et collectives. Le centre est une recherche collective et individuelle, il est dans l’évolution de notre société mais aussi au fond de chacun de nous, il est à la fois multiple et un. 

 

Par beauvois bruno
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 12:24

Les élus du Mouvement Démocrate se félicitent de l'élection, mardi 30 juin, de Guy Verhofstadt à la tête du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe au Parlement européen. "Guy est un ami fidèle.

Il a activement participé à la première université d'été de notre jeune mouvement, le MoDem, et nous avons dès le début soutenu sa candidature, certains que nous étions d'avoir trouvé la bonne personnalité pour diriger un groupe que nous avons créé et dont nous demeurons plus que jamais persuadés qu'il sera au coeur de l'activité politique du Parlement européen", a déclaré Marielle de Sarnez, vice-Présidente de l'ADLE. (Lire la suite)


Le MoDem est d'autant plus satisfait de son choix que Guy Verhofstadt, fidèle à son propre parcours politique d'ancien Premier ministre belge ayant dirigé avec succès une coalition libérale, écologiste et socialiste, a pris une série d'engagements qui confirme la validité du message démocrate, en particulier la nécessité de passer à un nouveau modèle économique et social, plus sobre, plus juste et plus durable.

La force des idées de Guy Verhofstadt, détaillées dans son dernier livre, "Sortir de la crise", tout comme d'ailleurs de son précédent, "Les Etats-Unis d'Europe", reflètent ainsi nombre des thèmes avancés par le MoDem pendant la campagne des européennes, en particulier l'opportunité d'un grand plan de relance européen financé par l'émission d'euro-obligations et la nécessité d'approfondir l'Union européenne autour des pays appartenant à la zone euro, notamment sur le plan fiscal et social.

"Des discussions vont maintenant s'ouvrir avec le PPE et le PSE pour la présidence de la Commission européenne et avec Guy Verhofstadt, nous savons que la barre sera placée très haut" fait valoir Marielle de Sarnez.

Par beauvois bruno
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